Di-diou y a des bus en mayenne !!!!!
Les élèves se mutinent dans le car scolaire en folie
Quelle mouche a piqué ce chauffeur de bus scolaire, qui ramenait 29 enfants de 4 à 14 ans, lundi soir, en Mayenne ?
« On a tout de suite vu qu'il n'était pas dans son état normal, témoigne François, 14 ans. Il roulait vraiment trop vite, il donnait de violents coups de freins et ça dérapait. Les petits pleuraient. Avec mes copains, on lui a demandé de nous laisser descendre au prochain arrêt. » Anthony, un autre passager, rapporte : « J'étais assis à l'avant. Le chauffeur conduisait à moitié debout, tout excité. Après un virage, il a dit ' tiens, on n'a pas encore fait de mort. On va réessayer '. Et puis il chantait et il criait vive la République ! »Le car, qui venait de Lassay- les-Châteaux, s'immobilise à Thuboeuf, en rase campagne, devant une ferme. Les quatre auteurs de la légitime mutinerie descendent, suivis par tous les autres écoliers. « J'ai vu les enfants se grouper sur ma pelouse et le bus repartir, à vide, raconte Maurice Maillard. Ils étaient énervés, certains pleuraient, d'autres voulaient téléphoner à leurs parents. C'était la pagaille ! Je leur ai distribué des bonbons pour les calmer. » Maurice appelle la société de transport, les Cars Bleus. Celle-ci envoie un autre bus. Il arrive au bout d'une vingtaine de minutes. Pas de bobos donc, mais une grosse frayeur pour les enfants. Et pour les parents. « C'est angoissant bien sûr, mais l'essentiel, c'est qu'il ne soit rien arrivé, estime le papa d'une fillette de 11 ans, embarquée dans le rodéo. Ce chauffeur était l'un des préférés des enfants. Ils ont été d'autant plus surpris par son comportement ! » Quelle en est la cause ? Quelle suite sera donnée à cette affaire ? Hier soir, aucune plainte n'avait été déposée. « Une procédure interne à l'entreprise a été lancée pour savoir ce qui s'est passé », précise la gendarmerie qui n'a pas ouvert d'enquête dans l'immédiat. La tournée scolaire a été confiée à un autre chauffeur par la direction des Cars Bleus, qui s'est refusée à tout commentaire.
Une fois n'est pas coutume, le principal du collège Victor-Hugo, à Lassay-les-Châteaux, a quant à lui félicité ses élèves de s'être dressés contre l'autorité d'un adulte.
Julien BELAUD.(Ouest France)
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